Bérenger, incarné ici par le formidable Pietro Pizzuti, est un employé de bureau aux habitudes ronflantes. Il découvre peu à peu la complaisance de son entourage face à une étrange épidémie qui transforme les hommes en rhinocéros, cette “bête immonde”. Unique résistant à cette contagion, il craint toutefois de se retrouver le dernier homme sur terre…

Classique du théâtre de dérision, ce texte visionnaire d’Ionesco nous parle des tentations pour différentes formes de fanatisme. Le rhinocéros, lourd et fonceur, est ici la métaphore animalière de toute idéologie sectaire.

Le propos originel de Ionesco ne perd en rien de son impact dans la version que propose la Compagnie Biloxi 48 et résonne avec beaucoup de puissance.

Dans une forme à la fois comique et tragique où le public est inexorablement mis sous tension, “Rhinocéros” fait partie de ces pièces dont le propos continue de cheminer dans nos esprits bien après que les lumières se soient rallumées : ne sommes-nous pas des individus avant d’être des foules ?

Mise en scène et scénographie : Christine Delmotte | Avec : Isabelle De Beir, Christophe Destexhe, Aurélie Frennet, Gauthier Jansen, Julia Le Faou, Camille Pistone, Pietro Pizzuti, Fabrice Rodriguez & Laurent Tisseyre | Mouvements : Zoé Sevrin | Direction technique et éclairages : Nathalie Borlée | Bande son : Fabian Finkels | Régie : Melvin Taïder | Régie plateau : Ambre Christou | En coproduction avec le Théâtre de la place des Martyrs et le Théâtre en Liberté.


Cinémarche asblMarcheCC-Wal-BXLTerre de Festivals